Maladies des animaux sauvages

Maladies des animaux sauvages

Bien que la majorité des animaux sauvages des TNO soient en bonne santé, ils peuvent être touchés par des maladies et des parasites. Certaines de ces maladies peuvent infecter des personnes ou des animaux domestiques. Il est important d’évaluer et de surveiller régulièrement les maladies affectant la faune sauvage de façon à prendre des mesures pour réduire leurs répercussions sur les animaux en bonne santé.

Explosion de la maladie d'anthrax dans les Territoires du Nord-Ouest , 2012
Explosion de la maladie d'anthrax dans les Territoires du Nord-Ouest , 2012

Maladie débilitante chronique des cervidés

Il s’agit d’une maladie dégénérative et mortelle qui affecte le cerveau des cervidés. Aucun cas de MDC n’a été détecté dans les espèces sauvages aux TNO, ni dans les populations de caribou d’Amérique du Nord.

Le MERN travaille de pair avec les chasseurs et le gouvernement des provinces et territoires voisins pour prévenir la propagation de la MDC aux TNO en invitant les chasseurs à faire analyser leurs carcasses de cerfs, orignaux ou caribous et en limitant l’importation de cerfs vivants et de parties de cerf présentant des risques élevés de contamination aux TNO.

Pour en savoir plus sur la MDC, consultez la FAQ sur la maladie débilitante chronique des cervidés.

Tiques des Territoires du Nord-Ouest

La tique est un parasite hématophage, c’est-à-dire qu’il se nourrit du sang de son hôte, qu’il s’agisse d’un oiseau, d’un mammifère ou d’un reptile. La tique est rarement observée sur des humains, des animaux de compagnie ou des animaux sauvages aux Territoires du Nord-Ouest (TNO).

La tique d’hiver (Dermacentor albipictus) peut provoquer des maladies de la peau chez certaines espèces animales, notamment l’orignal et le caribou. La tique du lapin (Haemaphysalis leporispalustris) a été observée sur des lièvres d’Amérique. Parfois, certaines espèces de tiques peuvent être introduites par l’arrivée d’animaux en provenance d’autres régions (comme les oiseaux migrateurs ou les chiens).

Tique d'orignal
Tique d'orignal, photo de John Lee

Certaines espèces de tiques peuvent être porteuses d’agents pathogènes ou infectieux qui peuvent rendre les humains et les animaux malades. Aux TNO, le risque d’infection à la bactérie qui provoque la maladie de lyme (Borrelia burgdorferi) est négligeable. Les espèces de tiques porteuses de cette maladie n’ont jamais été observées aux TNO.

Si vous trouvez une tique sur vous-même, un ami ou un membre de votre famille, enlevez-la à l’aide des méthodes appropriées et communiquez avec votre professionnel de la santé ou le ministère de la Santé et des Services sociaux en composant le 867-767-9066.

Si vous trouvez une tique sur votre animal de compagnie, communiquez avec le vétérinaire le plus près de chez vous, ou avec la Division de la faune du bureau du MERN en composant le 867-767-9237, poste 53232.

Si vous trouvez une tique sur un animal sauvage, communiquez avec le bureau du MERN le plus près de chez vous.

Pour de plus amples renseignements sur les tiques, téléchargez la brochure ou la fiche d’information des Territoires du Nord-Ouest qui leur sont consacrées.

Rage

La rage est une zoonose (une infection transmissible d’un animal à un humain) causée par un virus qui se propage par la salive d’animaux infectés. Elle s’attaque au cerveau et au système nerveux central des mammifères et des humains. Tous les mammifères et oiseaux à sang chaud peuvent être infectés. Aux Territoires du Nord-Ouest (TNO), les renards arctiques sont régulièrement porteurs de la maladie.

La rage peut être mortelle pour les humains, et les signes et symptômes de la maladie peuvent n’apparaître que des semaines ou des mois suivant l’infection.

Vous pouvez contracter la rage si un animal infecté vous mord ou vous lèche ou si de la salive d’un animal infecté entre en contact avec la peau, les yeux, le nez, les lèvres ou des coupures et des égratignures sur la peau d’une personne.

Pour sensibiliser les Ténois à la rage et à la manière dont elle peut être contractée, un livre pour enfants décrivant la transmission de la maladie d’un animal à l’homme a été rédigé. Tatqiaq découvre la rage raconte l’histoire d’une petite fille de Sachs Harbour qui découvre ce qu’est la rage après lorsque ses chiens rencontrent un renard dans la nature. Le livre, écrit par le Dr Hugh Whitney, est disponible en anglais, en inuvialuktun et en français et a été distribué partout aux TNO en tant que ressource pédagogique. Le Guide de poche sur les maladies et parasites courants de la faune aux Territoires du Nord-Ouest parle de la rage en détail.

Précautions

Les chasseurs devraient prêter attention aux signes de maladie chez un animal avant de l’abattre, notamment :

  • mauvais état général (faiblesse, apathie, maigreur ou démarche boiteuse);
  • protubérances ou bosses, perte de poils, ou encore sang ou sécrétions du nez ou de la bouche;
  • comportement anormal (absence de crainte envers les humains, agressivité).

Si vous abattez un animal malade :

  • Ne faites pas d’entaille dans les parties contaminées.
  • Lavez vos mains, couteaux et vêtements à l’eau chaude savonneuse après avoir découpé et dépouillé l’animal, et désinfectez-les à l’aide d’une solution diluée d’eau de Javel.
  • S’il est possible de consommer la viande d’un animal contaminé, assurez-vous de prendre les précautions nécessaires pour la manipuler et la préparer.
  • Ne donnez pas de viande provenant d’un animal contaminé à votre chien.
  • Signalez tout animal malade.

Lorsque vous prélevez des échantillons, procédez ainsi :

  • Porter des gants en caoutchouc pour vous protéger.
  • Placer chaque échantillon dans un sac en plastique séparé.
  • Sauf indication contraire, les échantillons doivent être soumis congelés ou conservés au froid.
  • Noter les renseignements suivants :
    • date et lieu de la collecte;
    • type d’animal;
    • sexe et âge estimé de l’animal;
    • description de l’échantillon;
    • toute autre remarque pertinente, p. ex. météo inhabituelle, signes de lutte.

Vous pouvez obtenir une trousse d’échantillon au bureau local ou régional du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles. Cette trousse comprend un formulaire sur les maladies, que vous pouvez utiliser pour consigner vos renseignements.

Ressources

Guide des maladies des animaux sauvages

Bien que la majorité des animaux sauvages des TNO soient en bonne santé, ils peuvent être touchés par des maladies et des parasites. Certaines de ces maladies peuvent infecter des personnes ou des animaux domestiques. Il est important d’évaluer et de surveiller régulièrement les maladies affectant la faune sauvage de façon à prendre des mesures pour réduire leurs répercussions sur les animaux en bonne santé et sur la population. Les renseignements contenus dans ce guide de poche devraient aider les chasseurs à :

  • reconnaître un animal malade avant de tirer;
  • identifier une maladie ou un parasite dans un animal qu’ils viennent de tuer;
  • savoir se protéger de toute infection;
  • contribuer aux efforts des organismes de conservation de la faune pour surveiller les maladies et les parasites touchant la faune.

Les maladies décrites dans ce guide sont regroupées en fonction de la partie de l’animal concernée : peau, tête, foie, poumons, muscles et ensemble du corps.

Rapport trimestriel du Réseau canadien pour la santé de la faune

Le Réseau canadien pour la santé de la faune (RCSF) réunit des personnes hautement qualifiées dans un groupe pancanadien de partenaires et de collaborateurs qui veulent assurer la santé de la faune. Le RCSF réunit des chercheurs et diagnosticiens en santé de la faune de renommée internationale, des experts en santé de la population, des éducateurs chevronnés et des conseillers politiques expérimentés.

Le RCSF vise à rassembler les connaissances nécessaires pour évaluer et gérer la santé de la faune. Il collabore avec d’autres partenaires pour s’assurer que ces connaissances soient appliquées en temps opportun. Il publie un rapport trimestriel sur les maladies et la santé des animaux sauvages.

Renseignements supplémentaires

Pour en savoir plus sur les maladies touchant la faune sauvage, communiquez avec votre agent local des ressources renouvelables, le biologiste régional ou le spécialiste des maladies de la faune sauvage du GTNO.